Aujourd'hui, je vais appliquer à la lettre le proverbe "mieux vaut tard que jamais" en publiant la 2e (et dernière) partie du trip-report Futuroscope. Il m'a fallu un peu de temps pour l'écrire, mais ces derniers mois j'ai changé de travail deux fois, de ville deux fois, et de rythme de vie deux fois ! Bref entre les longues journées, les cartons, les sorties... Difficile de se concentrer sur la rédaction, et pourtant j'ai beaucoup de choses à vous raconter ! Alors revenons rapidement en juillet 2016...

Commencez par la 1ère partie en cliquant ici !

Le parc n’ouvrant qu’à 10h, la nuit est longue et réparatrice. Après un petit déjeuner un peu « à la chaine » -mais qui correspond à ce que l’on peut attendre d’un hôtel 2 étoiles peu onéreux- nous voilà de retour dans le parc 15 minutes avant l’ouverture grâce à la passerelle d’accès direct. Ce système, comme à Port Aventura, est vraiment top et permet en plus d’arpenter le parc désert quelques minutes avant l’ouverture de l’entrée principale, sous les premiers rayons de soleil et dans la douceur du matin.

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On se dirige ainsi vers La Machine à Voyager Dans Le Temps qui, à notre grande surprise, est ouverte et déserte ! Tant mieux, on passe rapidement la file d’attente et on refait un tour de cette attraction qui, bien que décevante, reste la seule qui ressemble (un peu) à un parcours scénique, quelque chose que l’on « fait » plus que quelque chose que l’on « regarde ».

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Il reste des attractions que l’on n’a pas encore faites, comme Dynamic qui se trouve un peu plus loin, dans un pavillon qui passe inaperçu et avec une entrée discrète, on pourrait facilement la manquer. A l’intérieur c’est un véritable voyage dans le temps, puisque nous attendent des simulateurs de mouvements rétro-futuristes face à un écran de cinéma. Ici nous allons vivre une course de locomotives à vapeur « comme si l’on y était ». La promesse est un peu forte car même si les machines secouent bien, le film est d’une qualité médiocre, l’écran reste fixe est l’immersion n’est pas au rendez-vous. En fait les simulateurs n’ont même aucun intérêt puisque le film nous place en spectateur de la course, et non acteur. Bref, une expérience d’une autre époque.

Il est 11h et la « kid zone » vient d’ouvrir. On y trouve des attractions pour (jeunes) enfants, des aires de jeux, des splash zones… mais aussi « Mission Eclabousse », une sorte de Splash Battle. Autant le dire tout de suite : c’est une attraction (très) mineure, assez courte, avec une capacité ridicule, et clairement il y a mieux à faire au Futuroscope… Mais la lassitude des écrans et la chaleur ambiante ont rendu cette petite attraction sur l’eau très séduisante. Finalement, munis de nos pistolets à eau, on s’est bien amusés en pilotant notre bateau et en tirant sur les cibles qui actionnent des effets aquatiques.

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A ce stade du séjour, on a déjà fait (plusieurs fois) tous nos must-dos et on s’oriente donc vers les attractions secondaires. La suivante est 8e continent, le jeu. Assis sur des simili-scooters des mers, face à un large écran et munis de pistolets, il s’agit de tirer sur tous les déchets qui polluent l’océan, le fameux « 8e continent ». L’expérience est sympathique, un peu plus « active » que les autres, mais sans plus.

Après un repas sans prétention aux Comptoirs du Monde, comme la veille, j’enchaîne avec l’Explorarium, pendant que Marianne, pas fan des océans, retourne voir Le Petit Prince. De mon côté je suis très enthousiaste, car j’adore les Omnimax : ces cinéma sphériques où l’on est en immersion totale, entouré par les images, surtout en 3D ! Malheureusement c’est une déception : encore une fois il ne s’agit que d’un film documentaire acheté par le parc et raccourci, mais surtout… il n’est pas au format Omnimax ! On a donc une image rectangulaire projetée face à nous, laissant vierge une bonne partie de l’immense écran sphérique. Pire encore : le thème choisi, les organismes sous-marins microscopiques, se prête très peu à la 3D…

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A quelques pas de là, Futur, l’Expo ne sera qu’une déception de plus : le parcours à pied qui prétend nous faire découvrir les technologies de demain n’est qu’un bref display de technologies d’aujourd’hui. Seule une partie consacrée à la cuisine moléculaire semble intéressante, mais évidemment c’est payant, et c’est même très cher.

Déçus, on profite de temps d’attente réduits pour refaire Arthur, l’aventure 4D et Danse avec les robots. Si aucune n’est réellement un coup de cœur, elles sont néanmoins divertissantes immersives, et moins déceptives. On enchaîne avec Le monde de l’invisible, un autre film projeté en Omnimax. Ici le film est très intéressant, mais se contente de survoler le sujet, il faut dire que c’est encore un film acheté par le parc et donc raccourci, et une fois encore l’image n’occupe pas la totalité de l’écran, même si le format est mieux utilisé qu’à l’Explorarium.

Et voilà : il est 14h, il nous reste plus de 5h dans le parc et… nous avons fini ! Le problème d’un parc dont quasiment toutes les attractions se basent sur des films, c’est que l’on n’a pas franchement envie de refaire quelque chose, surtout qu’une bonne partie sont réellement déceptives. Avec le soleil qui tape et la chaleur ambiante, on décide de refaire un Mission : Eclabousse, puis on s’accord une pause cocktails en terrasse au bord du lac. Ce que je ne peux pas enlever au parc, c’est que le cadre, dans cette moitié, est réellement travaillé et agréable, avec un côté rétro-futuriste qui, s’il n’atteint pas l’atmosphère unique d’Epcot, reste immersif. On en profite pour s’y promener davantage, passer en boutique (où il n’y a rien de bien plus intéressant que sur les écrans des attractions). Les choses tournent mal lorsque l’on tombe sur une splash zone, une zone librement accessible pleine de fontaines et de jets d’eau, dans laquelle on jouera un bon moment avant de sortir trempés !

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S’en suit une longue pause au soleil, histoire de sécher un peu, avant un dernier Danse avec les robots. Il n’est pas encore tout à fait l’heure mais, lassés, on achète des sandwichs et boissons et on quitte, un peu en avance, le parc par la longue passerelle piétonne qui nous ramène à la gare, alors que derrière nous la curieuse skyline du Futuroscope s’éloigne et disparaît derrière la végétation.

Depuis le calme de la gare, déserte, le parc semble s’être endormi au loin. Nous étions curieux de le découvrir, et il n’a pas su nous séduire. Nous repartons content d’avoir visité une fois celui qui a si souvent fait parler de lui, par ses innovation, ses déboires financiers ou ses prix internationaux. Pourtant, pour nous qui connaissons les parcs Disney, Universal, ou même Port Aventura, l’expérience n’a pas été à la hauteur. Le parc se repose beaucoup trop sur des écrans et des films achetés et remontés, ce qui donne un aspect cheap et un sentiment d’arnaque. Les dernières nouveautés, plus divertissantes, mais tout aussi digitales, ne nous ont pas convaincus, de plus, ses innovations technologiques, comme Danse avec les robots, se limitent à une utilisation anecdotique face aux grands parcs à thème. Futuroscope ne joue pas dans la même cour. Nous y avons néanmoins passé de bons moments, mais je n’en garde qu’un seul vrai coup de cœur : La Forge Aux Etoiles, le superbe spectacle nocturne, créé par les équipes du Cirque du Soleil, qui m’a réellement emporté ! Et alors que le TGV accélère en direction de Paris, une certitude : nous ne reviendrons pas.

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