Aujourd'hui c'est la rentrée, et l'occasion idéale de revenir sur les films qui m'ont marqué cet été, car même si entre weekends et vacances je n'ai pas eu le temps d'en parler, il y en a eu !

D'abord il y a ceux que j'attendais avec impatience :

jurassic world

J'ai redécouvert Jurassic Park lors de sa sortie en 3D en 2013 et je l'ai immédiatement adoré (j'en parle plus en détails ici) alors forcément, j'attendais cette nouvelle suite avec impatience... Mais suite ou reboot ? En fait je l'attendais aussi avec inquiètude, pas franchement emballé par un reboot qui ferait table rase du passé. Et c'est bien là ce dont il s'agit. Pour autant Jurassic World ne m'a pas (complètement) déçu. Sans doute parce que je l'ai vu dans des conditions optimales : dans une immense salle IMAX 3D à Los Angeles après une journée bien remplie à Universal Studios, difficile de faire mieux !

Le format rend vraiment justice au film : la qualité de l'image est incroyable, la taille de l'écran permet de profiter des paysages et des effets spéciaux bluffants, et de vivre l'action comme si l'on y était, enfin la 3D très soignée vient mettre la touche finale à cette immersion bluffante. Visuellement, il n'y a rien à redire, quant à l'histoire, on pourrait s'arrêter sur des détails comme les talons de Claire, mais globalement j'ai retrouvé la même angoisse que dans les premiers Jurassic Park et j'ai adoré ! Je suis un peu moins fan du casting : Chris Pratt fait du Chris Pratt, sans être drôle ni mauvais, les deux frères restent assez transparents et il n'y a pas de seconds rôles remarquables. Bref rien de digne d'un Dr Malcolm, John Hammond ou Tim & Lex... Reste Bryce Dallas Howard, aussi magnifique, charismatique et convaincante !

Et puis il y a les vraies déceptions : j'étais très enthousiaste à l'idée de voir le parc ouvert, mais finalement je l'ai trouvé sous exploité, avec juste quelques vues rapides, et une grande partie de l'action qui se déroule ailleurs sur l'île. Pourtant il y avait tellement à faire : l'évacuation des attractions, le confinement des visiteurs, la panique qui se propage, pourquoi pas, même, un hôtel attaqué... Enfin le lien avec les précédents films existe sans exister : quand on nous dit que le portail est construit à partir d'élément de "l'ancien parc", quand Ty et Nick se retrouvent dans le visitor center original, c'est plus que des clins d'oeil, mais on ne nous explique pas pour autant comment Jurassic Park est devenu Jurassic World, on a presque le sentiment qu'il manque un film... Bref j'ai aimé Jurassic World, mais pas autant que Jurassic Park et avec quelques réserves.

vice versa

Ah ce sentiment, lorsque l'on a attendu un film avec impatience pendant des mois, voire des années, de découvrir quelque chose qui correspond vraiment à ce que l'on attendait... C'est ce que j'ai ressenti en découvrant Vice-Versa ! Je partais avec un a priori très positif, puisque le premier film de Pete Docter, Monstres & Cie, reste mon Pixar préféré. En plus j'ai pu le découvrir en VO et en 3D (mais à Lille, pas à LA cette fois.)

J'ai retrouvé dans Vice-Versa ce que j'avais adoré dans Monstres & Cie : le développement d'un concept un peu farfelu autour d'un constat simple. Dans Monstres & Cie c'était la peur du monstre dans le placard qui devenait une véritable industrie du cri d'enfant dans un univers parallèle complètement délirant, dans Vice-Versa c'est la mise en image de la conscience qui devient un véritable univers à part entière, traduisant visuellement de grands concepts psychiques comme la conscience, la pensée, les émotions, les rêves, le subconscient, l'imagination... Pour aboutir en un film très drôle et divertissant, mais aussi réellement instructif et fascinant !

Si l'histoire repose essentiellement sur les personnages de Joie et Tristesse, avec Peur, Dégoût et Colère, il y a réellement 5 "rôles principaux" dans Vice-Versa qui sont tous aussi attachants l'un que l'autre. De plus, ces personnages personnifiant des émotions, sont caricaturés et exagérés chacun dans le genre, ce qui donne lieu à des situations hilarantes, lorsque Joie et Tristesse doivent faire équipe, l'une débordant d'enthousiasme, et l'autre restant désespérément déprimée. C'est en s'attachant à ces personnages et en suivant leurs aventures pleines de rire et d'imagination, que l'on comprend peu à peu comment Riley fait face à des situations nouvelles, inconnues et pas toujours plaisantes. On se prend très vite au jeu, et entre deux éclats de rire on devient même impatient de voir tant ce qui attend les personnages, que comment l'équipe a traduit tel ou tel concept.

J'aime Pixar quand il innove, quand il émeut, quand il fascine, quand il fait rire et pleurer, quand il nous surprend... Et tout ça je l'ai retrouvé dans Vice-Versa. A mon sens, i s'agit clairement du meilleur Pixar depuis Monstres & Cie, même si j'ai aussi adoré Les Indestructibles ou Rebelle. J'ai aussi adoré les dialogues et le jeu des acteurs, savoureux comme toujours !

 

Et puis il y a eu les surprises et les découvertes, au hasard des sorties :

mustang

Mustang est un film inattendu qui m'a profondément touché. Il raconte l'histoire de 5 jeunes filles qui grandissent en Turquie, prisonnière de leur famille, leur maison, leur culture et leurs traditions, et qui, rêvant de liberté, vont repousser les limites et les interdits qui leur sont imposés, avec audace et provocation. Le film est porté par l'excellente prestation des cinq comédiennes principales : avec leur sourire, leur talent, leur présence et leur charisme, elles crèvent l'écran. Une prestation sublimée par une réalisation tout en douceur, qui laisse le temps aux personnages de s'exprimer, de transmettre des émotions fortes, mais sans jamais tirer en longueur. C'est un film qui interpelle, plus qu'il ne dénonce, et qui touche plus qu'il ne choque.

renaissances

Dans un tout autre registre, Renaissances est une science fiction qui répond parfaitement à l'exercice : le film présente un concept aussi séduisant qu'effrayant : poursuivre sa vie dans le corps d'un autre, à travers une histoire palpitante, très rythmée et pleine de rebondissements. L'action s'articule autour de questions classiques (doit-on le faire parce qu'on peut le faire ? Peut-on tout acheter, même la vie ?) tout en restant rafraîchissant grâce à des personnages forts, des acteurs talentueux et une fin belle et audacieuse, bien qu'attendue.

petit prince

Le Petit Prince est un projet qui m'intriguait : un ambitieux film d'animation en 3D, baé sur deux techniques radicalement différentes, et sur une histoire culte. Le résultat est néanmoins une sorte d'ovni : une mise en image convaincante, mais vraiment trop rapide de l'univers imaginé par Antoine de Saint-Exupéry, mélé à une histoire originale touchante entre une petite fille dont la vie est planifiée et millimétrée jusqu'au ridicule et un vieil aviateur qui a décidément encore la tête en l'air. Une histoire pleine de contrastes, de remise en question et d'émotions. Et puis les deux univers se mélangent et transcendent le livre pour en imaginer une suite très étrange que je n'ai vraiment pas aimé, au message  flou et déprimant et qui enchaîne les longueurs inutiles. Dommage.

4fantastiques

Ce reboot (car ici il s'agit bien d'un reboot assumé) a été ma première rencontre avec Les 4 Fantastiques. Je ne suis pas un grand fan de super-héros, mais je laisse toujours leur chance aux "nouveaux", après tout j'ai déjà trouvé une exception : j'adore les X-Men ! Le film semblait cependant mal parti, plombé par de très mauvaises critiques, un début de carrière décevant et l'indifférence de Marvel (le film est produit par Fox.) Pour autant j'ai passé un bon moment. Il y a certes des longueurs, mais le film donne un bon background à chaque personnage -sauf Victor qui débarque un peu n'importe comment- et permet de découvrir les origines de cette équipe. De même il n'y a certes pas de débauche d'effets visuels, mais le film est tout de même soigné et très agréable à regarder. Non, le vrai problème c'est un gros manque de rythme, d'enjeux, et surtout le casting que j'ai trouvé très mauvais. Finalement ça m'a surtout donné envie de découvrir la précédente version, de 2005, que j'ai trouvé bien meilleure sur tous les points !

ted2

Juste quelques mots sur Ted 2, car je n'avais que moyennement aimé le 1er film, et je n'y allais que par curiosité et pour le plaisir de voir une petit comédie US tranquillement un soir de semaine... Et pour Amanda Seyfried aussi. Et finalement j'ai beaucoup rigolé, je l'ai trouvé meilleur que le premier, même s'il reste fidèle à l'esprit, avec un très bon jeu d'acteur, des blagues bien trouvées, de sacrées répliques, et de sympathiques clins d'oeil.

absolutelyanything

Au-delà du (dernier ?) retour des Monty Python, Absolutely Anything est surtout un film-fantasme délirant et hilarant où un homme est soudainement doté de pouvoirs illimités. Il peut faire absolument tout ce qu'il veut, ce qui génère de sacrés éclats de rire, alors que le film se moque de l'être humain, notre société, nos idéaux, nos stéréotypes... Au-delà de l'humour, c'est aussi le casting qui m'a séduit : j'ai trouvé que le duo Simon Pegg/Kate Beckinsale fonctionnait à merveille, et c'est aussi la dernière performance de Robin Williams (dans un rôle de doublage), égal à lui-même !

mission impossible

La même semaine je retrouve Simon Pegg, toujours aussi drôle, mais cette fois-ci avec plus de retenue et d'élégance, aux côtés de Tom Cruise dans Mission : Impossible - Rogue Nation. J'avoue (un peu honteusement) que c'est mon premier contact avec cette saga, mais j'ai vraiment adoré ! C'est un excellent film d'action, un peu invraisemblable par moments, mais bourré d'imagination, de cascades bluffantes, et de répliques drôles et élégantes. Il ne me reste plus qu'à voir les 4 précédents...

face cachée de margo

La Face Cachée de Margo a été très mal vendu, ou plutôt très bien, puisque les publicitaires ont surfé sur le succès et la notoriété de Nos Etoiles Contraires. Je vais donc faire de même pour le critiquer : c'était moins fort que Nos Etoiles Contraires, les personnages sont moins attachants que dans Nos Etoiles Contraires, les acteurs sont moins bons que dans Nos Etoiles Contraires... Bref c'était (beaucoup) moins bien que Nos Etoiles Contraires. Il reste un style de réalisation plutôt sympathique, une immersion agréable dans la banlieue résidentielle d'Orlando et un beau message à la fin, mais aussi une histoire trop invraisemblable et sans enjeu et un casting vraiment moyen. Pourtant le concept des Paper Towns était fascinant mais reste sous-exploité. Paper Towns, c'est d'ailleurs le titre VO du film, bien plus parlant que "La Face Cachée de Margo", puisque Margo n'est qu'un personnage très secondaire.

american ultra

American Ultra, c'est un peu la rencontre entre un petit film d'auteur et un grand film d'action : l'ambiance y est calme, intimiste, centrée sur les personnages et les (exellentes) interprétations de Jesse Eisenberg et Kristen Stewart, quand tout est chamboulé par un déluge d'action, d'effets spéciaux et de cascades, motivés par une histoire fascinante, pleine de rebondissements.

we are your friends

L'été se termine avec un film très estival : We Are Your Friends, où l'on retrouve Zac Efron en éternel adolescent, mais toujours aussi talentueux à l'écran, dans un film très rythmé sous le soleil de la Californie et doté d'une bande son au top, même si, comme moi, on n'aime pas spécialement la techno ou l'electro. Et au-delà de ses airs de teenage movie un peu léger, le film se montre franchement drôle et même touchant par moment, entre l'euphorie des fêtes de Los Angeles à Las Vegas. Pas forcément immanquable, mais très belle surprise !

Et si je n'attends rien de spécial avant les blockbusters de fin d'année (notamment les très attendus Star Wars et Hunger Games), j'espère que les semaines à venir seront elles aussi pleines de surprises et de découvertes au cinéma !